Israël la capitale du cyber

Israël la capitale du cyber

Israel a su se positionner comme un leader en innovation dans le monde cyber, avec une croissance exponentielle sans le domaine de la cyber-défense. Quel est le secret de cette réussite?

L'article a aussi été publié dans la brochure du Keren Hayessod Genève 2019

 

Dans beaucoup de pays, le service militaire est perçu comme une perte de temps ; c’est pour cela quand dans les pays où le service n’est pas obligatoire on n’y voit que très rarement l’élite intellectuelle rejoindre les rangs. Mais en Israël, c’est tout le contraire : le service militaire est vu comme une opportunité, non seulement pour service son pays qui en a besoin, mais aussi pour préparer sa carrière, notamment dans nouvelles technologies comme le cyber. L’armée, pour nombreux Israélien, est vue comme un incubateur d’idée et la première étape de sa carrière, surtout lorsqu’une recrue fait partie de l’Unité 8200.

L’Unité 8200 s’occupe du renseignement pour Tzahal (de façon similaire à la NSA aux États-Unis), mais s’organise de façon unique dans le monde, et bien qu’elle ait été en 1952, fonctionne comme une start-up high-tech. L’accès à cette unité n’est pas donné à tout le monde, l’armée cherche des jeunes dotés de capacités analytiques supérieures, capables de prendre des décisions rapides et de bien travailler en équipe. Seuls les meilleurs et les plus brillants sont dirigés vers la branche de cyber-sécurité de Tzahal.

Au lieu de s’appuyer sur de la recherche et du développement externes, tous les systèmes de l’unité tels que l’interception, l’analyse et l’exploration de données sont conçus et réalisés en interne. Ces technologies sont ensuite utilisées quotidiennement pour des missions critiques et doivent donc répondre exactement au besoin et s’adapter rapidement aux nouvelles exigences. Cette approche donne une vision globale aux membres de l’unité et les force à prioritiser les efforts.

Le résultat de cette approche fait que les vétérans de l’unité 8200 ont développé des compétences et une expérience unique leur offrant une excellente compréhension des problèmes et une capacité de les résoudre avant même d’avoir commencé leur premier travail.

Mais avoir ces compétences n’est pas un argument suffisant pour placer Israël en capitale du cyber.

La transition technologique de l’armée au monde civile est une pièce importante du puzzle.

L’autorité SIBAT en Israël permet à un ancien soldat de Tzahal de récupérer des technologies qu’il a développées pendant son service afin de pouvoir le commercialiser dans le monde civil. Cet organisme enlève un frein bien connu dans l’innovation où un employer ne veut pas dévoiler son idée de peur de ne pas pouvoir ensuite l’utiliser lorsqu’il voudra monter sa startup. Grâce à SIBAT, l’armée ne représente plus un organisme qui va absorber la propriété intellectuelle de ces soldats, mais au contraire va leur permettre de le mettre leurs idées et innovations au défi de la réalité, et même, dans une certaine mesure, payer pour leur recherche et développement.

Des entreprises israéliennes comme Nice ($7Mrd) ou Check Point ($17Mrd) ont été créées par des anciens de l’unité 8200 et reposent sur une technologie développée pendant leur service dans l’unité. Et pour les vétérans de l’Unité 8200 qui ne créent pas de startup, les opportunités sont multiples : plus de trente multinationales du monde entier comme PayPal, Lockheed Martin et Deutsche Telekom sont venus installer des centres de R&D en Israël pour profiter des talents locaux. C’est pour cela que nous voyons aujourd’hui plus de 20% des investissements globaux en cyber-sécurité sont faits en Israël.
C’est cette synergie entre le gouvernement, l’armée, l’académie et l’industrie qui font d’Israël la capitale de la cyber-sécurité. Toute cette magie se passe maintenant dans le désert de Be’ersheba où les quatre différents acteurs se trouvent à moins de 200 mettre l’un de l’autre afin de pouvoir collaborer, échanger et avancer ensemble.


Mais l’image de la cyber-sécurité d’Israël n’est pas que belle… beaucoup d’experts et organisations sont septiques de travailler avec des compagnies israéliennes notamment par peur d’allégeance avec leur gouvernement et les services de renseignement, d’autant plus que nombreux fondateurs de ces compagnies ont travaillé pendant des années avec l’intelligence. C’est pour cela que souvent nous voyons des compagnies israéliennes qui déplacent leur siège en dehors du Pays, mais maintiennent néanmoins leur R&D en Israël.

En plus, les technologies développées en Israël ne sont pas que défensives. L’armée israélienne a des grandes capacités de cyber-attaque et cela se reflète dans des start-up de cyber-offensive. Il y a eu de nombreuses histoires durant les dernières années où des solutions développées en Israël ont été utilisées pour commettre des crimes ou ont aidé des gouvernements répressifs. Nous le voyons notamment avec la compagnie NSO Group qui fournit des outils d’espionnage pour smartphone (iPhone et Android). Ces outils sont vendus à la discrétion de la compagnie et malheureusement se trouvent souvent dans les mains de pays totalitaire pour espionner des opposants et journalistes. Plusieurs scandales ont déjà explosé autour de NSO Group notamment en vendant leur solution en Arabie saoudite (qui l’aurait probablement utilisé sur Jamal Khashoggi avant son assassinat).


Israël est clairement un leader mondial en cyber-sécurité. Mais la vision qu’a eue le pays depuis des décennies à inspirer d'autre pays qui souhaite maintenant le détrôner. Maryland par exemple est considéré comme le pôle de la cyber-sécurité pour les États-Unis : à travers l’université de Johns Hopkins, 50 organisations gouvernementales, 12 installations militaires, plus de 400 compagnies actives dans le cyber et des subventions gouvernementales importantes, l’état de 6 millions d’habitants essaie de répliquer la stratégie d’Israël.

Finalement, plus près de chez nous, Genève essaie de se positionner comme un pôle éthique du cyber. Depuis un peu plus d’un an, Genève pousse pour la « Convention Digitale de Genève » qui aurait pour but de réguler et de dicter un contexte légal autour des cyber-armes et conflits digitaux.

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